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Sois Belge et tais-toi 2012-2013
Sois Belge et tais-toi 2012-2013Fin d’année sonne pour nos têtes blondes le temps des premiers examens.
Pour nos politiciens, c’est l’heure du bilan.
Quel a été leur impact ?
Les a-t-on remarqués en bien ?
Seront-ils croqué, gage d’importance, dans Sois belge et tais-toi ! ?

Mais qu’ont-ils vraiment fait pour mériter cela ?
Le gouvernement papillon vient de souffler sa première bougie, il y est arrivé cahin-caha, sans exploits, sans grand remue-ménage.
Il a péniblement bouclé une très partielle scission de BHV (expliquée par André Rémy en constitutionnaliste Francis Delpérée)
L’élaboration des nouvelles majorités communales a bien donné lieu à quelques crocs en jambes, coups de gueule et trahisons et mises à la retraite maïorale précipitée.
À peine quelques effets de manches et autres rodomontades ont-ils lascivement émaillé la confection du budget 2013.
Le seul petit buzz est le dégonflement visible (mais non en voix de la NVA)
et les évènements outre-Quiévrain avec le départ de Sarkozy et les déboires d’Hollande avec ses drôles de dames.
Mais pour fêter leur quinzième année de spectacle, les auteurs André et Baudouin Remy ne vont-ils pas nous proposer un best-off ?

Rassurons-nous, pourquoi changer fondamentalement une formule qui gagne?
L’équipe s’est « contentée » de le rafraîchir, de lui distiller rythme et nouveautés.
Certains numéros sont plus courts, plus vifs.
D’autres, bien dans l’air du temps, jouent avec la vidéo (qui fait une entrée remarquée et appréciée dans la scénographie) et ouvrent bien des thèmes de gags (les maquilleuses, nouveaux personnages qui vont déblatérer sur leurs illustres clients) et autres dérives humoristiques (la savoureuse comparaison du traitement de l’actualité entre RTB et RTL).
On retrouvera avec tout autant de plaisir les classiques tels la leçon de néerlandais, le café du commerce ou la (dé)formation de nos pandores
Sois Belge et tais-toi 2012-2013
Sois belge et tais-toi ! version 2012-2013 se révèle plaisant, un zeste décalé et nous plonge dans une absurdie à peine surréaliste et très belge, qui titille plus qu’agréablement les zygomatiques et vous laisse aux lèvres un joli sourire même en ces temps de crise et de morosité ambiante.

Mais chut, pas trop fort, sinon nos politiciens vont encore se battre à coups de bons mots (qui ne font rire qu’eux) et autres coups de Jarnac dont ils ont le secret, tout cela déjà en vue de se retrouver au premier plan l’an prochain. 
Et en attendant, devinez qui en fera les frais… ?

Spectacle vu le 06-12-2012
Lieu : Théâtre Saint-Michel

Une critique signée Muriel Hublet

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