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La Boulette
Appuie sur le champignon…
Inutile de prier les comédiens lyonnais montés à Bruxelles de le faire.
C’est à un train d’enfer qu’ils mènent leur comédie La Boulette.
Ils nous entraînent à la découverte d’une famille décidément bien peu ordinaire.
Il y a Maman Monique (désopilante Evelyne Carvera) et ses deux fils.
L’aîné (délicieuseLa Boulette - EVELYNE CERVERA, ALBAN MARICALment kitsch et maniéré Alban Marical) est comme Papa (mort depuis longtemps, mais qui demeure l’inamovible adoré) représentant en sous-vêtements.
Loin d’être une lumière, oserions-nous dire un parfait crétin, il est sur le point de recevoir une promotion, s’il réussit à rester quelques jours sans faire de … bouletteS.
Le cadet, Marco, est le mal-aimé, rejeté par sa mère, un gamin non désiré né d’une rencontre d’une nuit (un adorable Thierry Marconnet, qu’on a presque envie de materner pour le consoler d’avoir une pareille mégère comme marâtre).
Café-théâtre oblige, il va y avoir comme un cheveu dans la sauce.
Un ? 
Oh que non… une perruque blonde entière.
Surtout si on ajoute à cette famille déjà un peu frappadingue Tata Raymonde, une policière qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre et un directeur (Jean-Louis Rapini) pas très futfut.
Vous avez une idée assez précise des personnages.

Impossible par contre de vous raconter l’histoire tant le scénario de Jean-Louis Rapini ratisse très large et n’hésite devant aucune burlesque absurdité.
Avec pour résultat des jeux de mot, des allusions grivoises, des mimiques ineffables, un zeste de magie, une envolée de sarcasmes des plus drolatiques et des rigolades en pagaille.
Le Koek’s nous régLa Boulette  - ALBAN MARICAL,THIERRY MARCONNET ale avec une recette impayable, celles de cocasses boulettes franco-belges à la sauce zwanzée.
Son petit espace rend la représentation encore plus conviviale et permet au public de percevoir la complicité qui lie les acteurs, de déceler leurs fous rires et … de les partager.
On appréciera également l’adaptation du spectacle à notre belgitude.
Lyon est devenu Koekelberg, le gros rouge de la Duvel et le lyonnais funiculaire vers Fourvière notre tram 55.  Cela ne se fait pas sans mal, sans quelques lapsus qui seront autant de nouvelles occasions de rigoler.

Le Koek’s vous invite à un agréable moment de délire rieur avec quatre comédiens qui étincellent par leur bagout, leur générosité et leur art consommé de la réplique.

Spectacle vu le 17-09-2008
Lieu : Koek's Théâtre

Une critique signée Muriel Hublet

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